Publié le 08 août 2007- Le Figaro
Le diamant s'échange de gré à gré sans être régi par un cours mondial, comme l'or ou le pétrole. Une vente se conclut sans autre formalité que la poignée de main de l'acheteur et du vendeur. Traditionnellement, ce sont les producteurs, comme la De Beers (50 % du marché), qui fixaient les règles du secteur. Autant dire que la firme sud-africaine, tout comme les diamantaires d'Anvers, de Tel-Aviv ou de New York, voient d'un assez mauvais oeil les projets de banquiers pour encadrer ce commerce. Avec l'expert Martin Rapaport, ABN Amro promeut la création de produits dérivés financiers reflétant la valeur du diamant, qui pourrait être coté à New York. Un site Internet, PolishedPrices, avec le Chicago Board of Trade, le London Metal Exchange et Cargill, travaille aussi à la création d'un tel indicateur. Leur objectif : en finir avec l'opacité et les risques du commerce de diamants.